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12/07/2002 : Arrivée à Piùra :

 

Piùra : 280 000 âmes

 

Il est 22h30. Piùra est ma première rencontre avec le Pérou.

 

Les taxis attaquent les touristes de tous les côtés. Ne sachant pas où aller, je me laisse guider par un couple de canadiens dans un hôtel miteux du centre ville. Miteux, sombre et austère, mais propre. Juste un petit cafard comme ceux qu’aimaient observer ma grand-mère.

 

Toute la nuit, toute la journée, les tacots se repèrent ici au bruit. Il ne faut pas avoir le sommeil sensible. La ville est sale, grise et sans intérêt.

Je fuis le lendemain matin la pollution et les claxon en allant vers Chiclayo, escale pour Lambayeque.

 

 

13/07/2002 :  Chiclayo – Lambayeque

 

Chiclayo :       410 000 âmes

 

            Chiclayo est très sympa pour une demi-journée. Des moto-taxis vous guettent à chaque coin de rue. Je mange des langoustines ( Provenance Tumbes, Pérou). Les grosses sont exportées et les petites sont vendues ici pour trois fois rien.

 

Un autre bus me conduit a Lambayeque.

 

Lambayeque :                            âmes

 

Les piliers de mon hôtel sont marqués d’un ‘S’ indiquant  qu’ils peuvent résister aux secousses sismiques. Sac déposé, je vais voir le musée en face de l’hôtel.

 

 

Museo arqueologico Bruning.

 

            L’histoire contée par Arturo, le guide du musée, nous plonge dans le quotidien du Pérou à l’époque du Señor de Sipan. La première chose que fait Arturo après avoir ouvert son musée est de se signer devant le squelette de son ‘boss’ comme il l’appelle. Le Señor de Sipan est toujours présent, respecté et vénéré par ses ancêtres.

Ce musée est un trésor. Les 1300 pièces qu’il renferme sont d'une beauté extraordinaire. Or, argent et turquoise ciselés avec ils-ne-savent-toujours-pas quel outil de précision tellement le travail est remarquable. La nacre des objets en coquillage est sculptée ou percée pour faire des colliers d’une finesse incroyable.

            Paire. Or et argent, lune et soleil, le Señor de Sipán voulait la parité au point d’ajouter un ornement coccygien pour compenser la dernière vertèbre.  Son sceptre est sculpté d'un coté d'un prisonnier suppliant et de l'autre d'une main empoignant une tête coupée. Le Señor était un souverain impitoyable. Son prêtre coupait la carotide des seigneurs seulement. ( Car selon Arturo, ceux-ci étaient inutiles aux champs ). Le seigneur de Sipan buvait ensuite le sang de ses victimes. Il avait beaucoup d'amis...

Il a été enterré avec ses proches. Son prêtre, sa maîtresse, un peu plus loin sa femme, son soldat, son chien, son fils, un lama, tout le monde est là, entouré d’extraordinaires objets en or et en argent, de poteries, de bijoux et de vêtements. Son squelette montre des pieds atrophiés de ne pas avoir marché ( on le portait ).

            La seule histoire de la découverte de ce trésor, un des plus beaux exhumé lors de ces 50 dernières années au Pérou,  pourrait servir de trame au prochain film des “Aventuriers de l’arche perdue”.

 

 

   Ah !!! J’allais oublier le guide : Arturo Exebro B.   Avenitas H281 – Diego Ferre – Chiclayo – Peru herexe@hotmail.com  

Pour 10 sols en plus de l'accès du musée, vous avez une visite passionnante. J 'ai passé trois bonnes heures avec lui.

 

 

 

14/07/2002 :  Tucume

 

Tucume :                        âmes

 

Le lendemain, je me précipite à Tucume pour voir le “Complejo Arqueológico Tucume”, en bus, puis en moto taxi. Sous un soleil de plomb, mais la promenade est plaisante jusqu’au temple.

 

Tucume est un des derniers sites archéologiques trouvés en plein désert. 26 constructions pyramidales érodées par le vent et la pluie suggèrent l'emplacement de très anciennes forteresses.

 

Le soir, je m’offre un chiche mais un vrai festin : Langustinos con yuca ( Tuberculo ) et Camote ( Sorte de pomme de terre ).

 

            Retour à pied des temples vers la grand place. Une sorte de Lambada en face d’un petit café... Il y a bien une centaine de personnes. Bien sûr, je vais voir et un grand gaillard sort de la foule pour me demander d’où je viens. Je refuse sa bière, alors il me tend son micro en hurlant “Uno amigo de Francia ....”, et je pars, sombrero à la main sous les curieux applaudissements d’une foule en délire.

 

            Tentative de déplacement vers Tucume - Trujillo - Huanchaco.

 

            19 heures : Direction Trujillo pour Huanchaco, village de pêcheurs. Un film dans le bus “Cast Hawai” avec Tom Hawks. Bueno !!!

 

            22 heures – Arrêt à Trujillo. Trop tard pour partir à Huanchaco. Hôtel miteux... Humm pas de lumière mais la televisión. Un concours national de pom-pom girls musclées. J’ai rarement autant ri devant les commentaires d’une retransmisión d’un spectacle sportif. Deux ‘apples-apples-filles’ simulent un combat de boxe avec leurs boules fanfreluchardes ridicules au bout des bras. Je vote pour elles.

 

 

 

15/07/2002 :  Huanchaco

 

Huanchaco :   quelques âmes

 

L’eau, l’océan ... Enfin je peux sortir mes sandales et mon tee-shirt Deauville J du fond de mon sac. L’hôtel premier prix – Hostal Bracamonte - proposé par mon routard est hors de prix L, tout comme mon sac est mucho pesado L. Alors… Va pour le grand luxe, la piscine et la T.V. non loin de la plage. (100 balles, ça sera pour la première nuit et un peu de repos). Les pêcheurs sont un peu plus loin sur de gracieuses embarcations de roseaux en forme de croissant de lune. Photo

 

            Ils étendent leurs filets sur la plage dans un festival de couleurs pastel. Photo

 

 

 

16/07/2002 :  Huanchaco – Un drame – Les ruines de Chan-Chan

 

J’efface accidentellement mes cent plus belles photos. Pourquoi les plus belles ? C’est toujours ainsi, allez savoir pourquoi on pense toujours perdre l’essentiel. Je garde pour moi les images d’Alausi, de Cuzco et de Chiclayo, les premières images du Pérou ... Pffuitt ... L’essentiel est dans l’esprit et dans le coeur, n’est ce pas ?

 

Visite des ruines de Chan-Chan, sorte de châteaux de boue rongés par la mer et séchés par le vent.  Photo    Neuf forteresses, datant du  IX ème au XII ème siècle, la civilisation Chimù. Comme celle-ci était orale, les guides fabriquent l’histoire. Ils vous expliquent que cette civilisation vénérait la lune et la mer tout comme ils auraient pu expliquer qu’ils adoraient le vin et le Pont-L’Evêque... J’ai toujours rêvé de pouvoir réinventer l’histoire dans un endroit aussi reculé.

 

 

 

17/07/2002 :  Huanchaco – Grève de bus – Baignade - Un métier de fou

 

Plus de bus. Les taxis deviennent alors bien évidemment indispensables et, par conséquent, hors de prix.  Je n’ai pas plus de complexe pour baisser le prix des courses a 5 sols, qu’ils en ont a m’en demander 15 pour visiter les ruines des alentours. Et ils m’attendent sous une canicule, ces vautours, devant le misérable musée des ruines, au milieu de nowhere... Le ‘museo de Sitio’ , sensé condenser des éléments de la civilisation Chimù est poussiéreux et sans intérêt... Deux kilomètres à pied vers la ‘Huaca Esmeralda’, un autre temple de bambous et boue séchée.  J’ai noté dans leur livre d’or ‘Intéressant’. J’aurais pu marquer tout aussi bien étrange, extravagant, extraterrestre, bizarre... Pyramide pleine au milieu de bidonvilles et entourée d’un épais grillage. Je réveille le gardien qui décadenasse l’entrée et me propose ses dessins des ruines qu’il peint pour tuer le temps et se faire un peu d’argent.

 

Retour sous une chaleur difficilement soutenable. Une hollandaise me rejoins sur le chemin. Elle s’est fait offrir une bourse par son école pour étudier l’économie équatorienne! Je me baigne enfin, depuis le temps que je jalouse ces surfeurs qui passent leurs journées entières dans l’eau.

Vingt minutes pour entrer dans l’eau et autant pour en sortir, une plante de pied au dessus d’un oursin, l’autre sur une roche glissante et l’équilibre sans cesse menacé par les rouleaux de l’océan en furie. J’enchaîne sur un bon footing d’une demi-heure et enfin le sable fin. Il ne reste qu’a éviter les dispositifs des pêcheurs  attendant la nuit pour remonter leurs filets tendus avec deux épais fils de nylon.

 

A la nuit tombante je demande a Luiz qui tient mon modeste mais très sympathique hôtel ‘El Maleconte’, ce que fait ce type à s’agiter et à siffler dès qu il voit une voiture ou un bus circuler en face de l’hôtel. Eh bien, il est payé cent dollars la semaine à garder le pâté de maison.

 

Hostal ‘El Maleconte’– Av. Riviera 225 Telefono : 044-461275 Fronte Al Mar – Et quelle terrasses moy amigos, 30 sols la nuit

 

 

18/07/2002 :  Huanchaco – Huaraz

 

Huanchaco est décidément pour moi un petit coin de paradis, charmant et tranquille. L’ancre s’y enfonce doucement et devient tellement lourde ensuite à lever. Les rares touristes deviennent même respectueux de cet endroit. Ce sont généralement des sportifs ou des péruviens venus pêcher je ne sais quel poisson local sur l’élégante jetée datant de 1916.

Photo

 

Dernier plongeon aujourd’hui dans l’hiver de l’océan pacifique, dernière course sur la plage et bus vers Huaraz. Après l’océan, la montagne.

 

Je m’arnache et je pars … Photo   

 

 

19/07/2002 :  Huaraz

 

Huaraz:          66000 âmes

            3091 mètres

 

            Huaraz est une petite ville sympathique qui semble assiégée par des marché et envahis par les touristes en mal de randonnée et de montagne. Des gens restent ici un mois pour s’offrir des ascensions parmi les plus belles du monde. Huaraz est connu par tous les péruviens, et par tous les mordus de la montagne. J’y ai croisé beaucoup de suisses et d’espagnols. La ville donne un accès très facile dans une vallée entre la cordillère blanche ( enneigée ) et la noire.  Paysages imposants et superbes.

 

Je prends le bus de 17h et arrive au petit matin a Huaraz ( 5h30 ).

 

Theo vient me cueillir a la sortie du bus. Je le connaissais seulement par un américain croisé en Equateur a Vilcambaba. Comme quoi on peut être célèbre sans être encore dans aucun guide. Il tient avec Anita une auberge extrêmement chaleureuse et familiale. Pour 10 sols, on a la nuit et le petit déjeuner compris ( Humm, les crêpes d’Anita et le sourire de Theo ) ! ! ! On vient vous chercher au terminal de bus et Theo interrompra sans hésiter ses festivités pour vous raccompagner le soir d’un départ à 23 heures. Le soir, on vous propose de sortir en boite avec la nièce, le frère et une amie ( deux superbes sexy caliente J , Elba la panthera ).

La discothèque ‘El Tambo’ est sympathique, très mélangée; concerts locaux péruvien et de la musique latino-moderne.

 

Caroline Lodging and Family House

Urb. Avitenzel. Mz.D.Lt 1 Huaraz – Ancash – Peru

Phone (044) 722588 Cel. 691896

terrori@latinmail.com

 

 

 

            La ville est très organisée. Une Plaza de Armas comme partout, une avenue principale bordée de banques et d’agences de touristes, la rue à restaurants touristiques, et tout autour donc, d’immenses marchés. Des jeunes me font goûter a la chicha, il était temps que je goûte le fameux alcohol de maiz. C’est à peine alcoolisé mais très sucré… Se boit comme du petit lait.

 

            L’après-midi, je vais me baigner à quelques kilomètres de la ville ( Monterrey ) dans une ‘hot springs’. Theo me propose de m’emmener. Un bassin rectangulaire contient une eau verdâtre car sulfurée. Excellent relaxant après un voyage somme toute assez inconfortable. Un texan me prévient, à Lima et en dessous, les guides détroussent facilement les touristes et disparaissent dans la nature une fois leur forfait accompli. Les hôtels ne sont pas sûrs non plus.

 

 

20/07/2002 :  Huaraz – Llupa vers la Laguna – 4 heures de marche.

 

 

            Un bus collectivo est le moyen idéal de transport pour un voyageur en solo comme moi. Petit, rustique et économique, pas de soute et près de la route, bocal local coloré et mélangé. Solo problemo, son carburant c’est le client. Deux cadrans d’attente pour quarante fesses et il démarre. Ciel, on grimpe une piste... Ils ont sans doute oublié de la terminer.      Stop pour une petite vieille. On l’assoit au fond avec son lait qui n’en finit pas de tourner. Le seau se balance entre ses genoux. A chaque cahot la fermière découvre ses dents cerclées d’or dans un grand éclat de rire. Son pied cale solidement le couvercle dans une intention désespérée.

 

            La balade est superbe, mais je sens l’altitude. J’écoute mon cœur battre, j’ai le souffle court. Peu de touristes. Arrivée à la petite cascade entourée de campeurs américains. Trop tard pour le lac sinon je raterai le dernier bus.

           

J’atteins enfin le premier refuge. Un petit bout de vieille équatorienne multicolore zigzague pour rentrer ses moutons. Impossible de la photographier même de loin. Et elle vise sacrément bien, une énorme caillasse atterrit a côté de moi sous le rire amusé de mon voisin, un gardien de vache qui rentre dans son village.

 

Je fais un bon bout du chemin du retour avec lui et son chien. Il m’apprend des rudiments de quechua, la langue des indiens.

 

            Dernier déjeuner. On part ( Anita, la joyeuse troupe de la veille, et les enfants ) manger dans un petit restaurant des ‘cho cho’, et pour moi des chicharron de pescada ( beignets de poisson ) car moins piquante.

 

            Je partirai finalement a 23 heures pour Lima en bus de nuit. Theo attendra le départ du bus, oubliant meme la fiesta qui anime tout Huaraz.

 

            Bus luxueux, hôtesse faisant des annonces au micro, vidéo, sièges allongeables, climatisation, un digitherme marquant 16 degrés. A trois heures j’ai une conversation animée avec deux gros péruviens mafieux, sans-gêne, malotrus, gros et sales allongés juste derrière moi. Je me retourne :  silencio!!!’.  Et ils reprennent leur conversation deux minutes plus tard.

 

            Arrivée a Lima à 5h30.

 

 

 

21/07/2002 :  Huaraz – Lima

 

Lima:  ou la ‘Diudad de los Reyes’ ( Car fondée par Pizarro, le jour de l’épiphanie.

6 400 000 âmes, et moi et moi et moi ? ? ?

            Habitants les Liméniens ( dont 1/3 vivent dans des bidonvilles )

 

 

 

            Rencontre avec l’hôtel le plus insolite que j’ai jamais connu apres la cellule de l’ancienne prison d’Araluen en Australie. Je pose mon sac et visite, oui je visite cet endroit surréaliste. Un labyrinthe de couloirs où l’on contourne d’immenses statues grecques, en haut de l’escalier une excellente reproduction de l’autoportrait de Rembrandt, un faux Turner, des vraies momies, des terrasses envahies par une épaisse végétation... Des perroquets... et toute une faune de bakpacker.... La terrasse a un parfais point de vue sur le couvent de San Francisco. ( Tout ça pour 30 sols la nuit )

 

Hostal España

Jiron Azangaro 105 Lima

Tel. : 428 55 46

 

 

 

            Impression partagée de la capitale...

 

Lima est plongée dans cette brume annoncée par tous les guides, Lima est une ville sale comme toute les grandes villes du Pérou.

 

            Je passe devant une caserne de pompiers, et j’ai une pensée émue pour les collectioneurs, en admirant le plus vieux camion de pompier du Pérou.  Photo

 

 

22/07/2002 :  Lima – Cathédrale - Musées

 

 

Cathédrale et église de San Francisco :

            Bienvenidosal convento de SanFrancisco’, très joli couvent fondé au XVIème siecle. Visite des catacombes. Intéressant, pleins d’ossements, mais artistiquement disposés cette fois... Sacrés liméniens !

 

 

Museo del Arte :

 

Le bâtiment est clair et aéré. Je regarde dans mon guide, il a été construit par Gustave Eiffel !!! Assemblé sur place comme un simple légo.

L’art précolombien y est très bien representé, d’ude façon didactique. Une exposition française dans la cour. Je soudoie le gardien pour photographier une géniale sculpture de trois danseuses... Et, dans le jardin extérieur, des superbes statues en bronze de Ricardo Palma.

Photo

 

 

Visite du quartier de Miraflorés :

 

            Miraflorés mérite la balade, mais on ne peut y voir l’océan et la  playa que du haut des falaises. Tout le monde, et l’office du tourisme me déconseillent d’y descendre. On peut s’y faire attaquer même en plein jour. Quelle plaie !

 

            Je retourne au centre ville. Trois jeunes ( Doré, son ami et son frère ) déambulent sur la Grand Place, bras dessus, bras dessous.  La petite m’agrippe “Hola, how are you?” Ils s’accrochent à moi comme si j’étais de leur famille et accompagnent ma balade. Des péruviens en mal d’hablare english ou francais en somme. Rien de mal. On partage tous les quatre deux hamburgers et des frites... Doré me propose de me servir de guide le lendemain. Elle admire Francis Cabrel !?!?.A suivre le lendemain donc ...

 

            Dans la rue au dessus de mon hôtel, je croise une autre péruvienne qui exporte vers le Chili. Elle vit depuis trois ans dans cet hôtel et renégocie pour moi le prix de ma chambre. Tout celà est encore fort sympathique...

 

 

 

 

 

 

 

 

23/07/2002 : Lima – Sport estudiantin pour péruviens désoeuvrés

 

            Lapin Doré. Enfin je l’ai appelée comme convenu sur son portable mais elle s’est rendormie. Attendez la suite... Un autre, étudiant cette fois, se propose de visiter les musées avec moi. ( On est en plein congés scolaires ). Pourquoi pas, dis je ... Et bien, il restera à la porte du musée, un peu dépité que je ne l’invite pas, mais compréhensif. Ils sont comme ca les liméniens!

 

            Suite de l’épisode avec Doré, son frère et son copain que je recroise près de mon hôtel. Et comme si de rien n’était, ils voulaient que je les invite... Leçon de morale au trois péruviens autour d’un verre... d’eau... Et je retrouve plus tard Dorée au bras d’un autre touriste, l’air complètement béat.

 

 

 

Museo Pedro de Osma.

 

            Comme j’aurais aimé avoir la vie du Señor Pedro de Osma. Très riche propriétaire de minerais, il construit sa résidence d’été en bordure de l'océan, au milieu de ses plantations de coton qu il peut parcourir en chemin de fer. Sa villa est un heureux mélange de styles francais, italien et colonial... Il l’a fait construire au tout début du vingtième siècle... sur catalogue. Le marbre et les statues extérieures sont d’Italie, le cèdre de ses parquets est acheminé des États-Unis. C’est d’Afrique qu’il fait venir les deux superbes acacias de son parc.

            Un chemin de fer travers ses terres, il devient tout naturellement le maire de sa ville. Lima se densifie, et les églises, trop grandes, sont démolies. Leur contenu est donné aux familles aisées dont Pedro fait partie. Il complète ensuite sa collection pour réaliser ce qui constitue désormais  un des plus beaux musées coloniaux du pays.

 

 

 

Je sais reconnaître désormais l’école de Cuzco. C’est facile, et en voici l’histoire :

Photo

Des jésuites italiens sont venu évangéliser l'Amérique du sud. Les franciscains espagnols imposaient aux indiens la peinture religieuse ( La célèbre inquisition a eu ses moments de gloire ici ). Jusque la, c’est simple et vous me suivez, on est en plein colonialisme et l’art et la religión sont deux bons vecteurs d’assimilation.

 

Le style pictural est  italien ( On retrouve les visages, les paysages en arrière plan, les fruits, etc ... )  et les teintes sont importées par bateau d’Espagne. La touche locale et très Cuzcoienne J est representée par ces taches d’or fin qui sont autant de touches éclatantes sur les vêtements et les parures des personnages religieux. C’est simple me direz vous, l’or était partout a l’epoque, Et bien pas si simple ... L’or est local mais la technique de réalisation des feuilles est allemande ! Qu’a celà ne tienne !! On fait transiter le minerai par l’Espagne pour confectionner les feuilles d’or en teutonie, et le tout revient sur Lima pour Cuzco.

 

            Autre particularité pas sympa pour les bizanthins. Les vierges aux longs cheveux bruns et bouclés sont toujours dessinées  ou sculptées les pieds sur leur croissant de lune.

 

 

 

24/07/2002 : Lima Hostal España

           

Réveil en fanfare par les perroquets qui crient sur la terrasse. ( Ca change des coqs ! )

 

Personnage ‘à la Maigret’:

Je prends tranquillement mon petit déjeuner à coté d'un caïman naturalisé. Une énorme tortue se promène connement  ( c.f.: Je suis donc toujours a l’hôtel España ). Me fait face un vieil anglais, la boite de corn flakes king-size à son orteil dépassant de sandales blanc virginal, les doigts effeuillant un gouda tranché. Il a tout de même commandé ici son café.

 

 

            Rencontre ensuite avec ma messagerie. Quelle surprise, 4307 messages ! J’ai été spammé !!! Et aucun outil pour effacer ces satanées réclames.

 

            Chaque jour, c’est la la fête du président Toledo. Comme me disent les policiers qui sont à plein temps sur la Plaza de Armas pour contenir les manifiestants, El President est Muy mal, muy mal.  Photo    Photo   

Les touristes aussi sont souvent , muy mal attaqués et dépouillés. Les liméniens ont même créé un centre de défense du touriste dans le centre ville. Pour aller au terminal du bus, on me conseille fortement de prendre un taxi  pour faire les six pâtés de maison. Hier, un bus a été caillassé, et dans le journal, encore un mort en sortie de discothèque. Sans céder a la paranoïa, on ne se sent pas en securité a Lima. Cette ville est hostile.

 

 

            J’étais heureux d’arriver dans un Lima enrhumé, et je suis heureux de le quitter sous le soleil. Direction Pisco.

 

 

 

25/07/2002 : Pisco

 

Pisco : 105 000 âmes

 

Dans n’importe quelle ville du Pérou, vous avez un repère facile: la Plaza de Armas. C’est la place centrale, et tout le monde la connaît. Mon hôtel est là, mais je ne vous le conseille pas.

Mon hôtel ressemble à une prison. On sent le sommier du lit avant son matelas. Le taulier d’ailleurs ferme avec un gros cadenas le grillage qui donne accés à ma cellule.

 

            Excursion à Paracas, les Iles Galapagos du pauvre... Sans regret !!!

            Le capitaime de notre embarkation crtie : “ Voyez Mesdames Messieurs, vous avez devant-vous la merde la plus chère du monde!”, en désignant le guano.

 

Photo

 

 

 

 

26/07/2002 : Pisco – Ica

 

           

            A Pisco, on peut goûter le vin qui porte son nom et le célèbre Pisco Sour, cocktail  que vous connaissez tous très certainement :-).

Il y a plusieurs recettes jalousement gardées, c'est comme la Pacxa ou le koulitch russe. Russe, car Youri m'a expliqué qu’il y a de nombreux russes au Pérou, du fait des ports et de l'immigration. Est-ce pour celà que je ne rencontre que des Alex ou des Alexis ici ???

La recette de Yuri provient d'un vieux pépé sourd ( D'ou peut être le nom de la boisson ), il mélange du Pisco ( Vin local ) , du Limon, du Jarabe de goma  de l’angostura, du blanc d'oeuf, de la cannelle de la glace pillée et … je ne vais pas tout vous dire quand même !

 

La meilleure Pisco du monde est produite m'a t-on dit à Ica et est reservée à la consommation exclusive des icaiens et des icaiennes ( A ne pas confondre avec les acariens, les acadiennes, les acariennes et les indiennes qui n'apprécient pas du tout cet amalgame phonétique un peu facile ).

 

            C’est la fiesta à Pisco. Orchestre et tables en bois. Musique et ambiance de kermesse. Je rejoins la table du supérieur de police qui me présemte toute sa famille et insiste pour me donner ses cordonées. La ville est tranquille mais on ne sait jamais... Merci señor Lucy de Belly.

 

 Je calcule le temps restant et décide aujourd’hui de partir pour Nazca.

 

            A l’extérieur du bus, je constate que  la technique des vendeurs ambulants s’améliore mais il faut un certain sens de l’équilibre pour amener les marchandises sous les fenêtres. Photo

 

            Promenade dans Pisco et son un immense marché. Ils sont toujours intéressants les marchés d’Amérique du sud. Un verre de gelée de maïs noir ... Impossible de manger ça et
impossible de trouver une poubelle. Je promène mon verre noir gélatineux dans tous le marché. Pisco est une ville sympathique, cependant on s’y ennuie assez vite. Je pars demain. Je fais presque une tête a la tenancière de mon hôtel qui m'annonce une augmentation subite du prix de l’habitacion du fait de la très prochaine fiesta.

 

            Le pays est en fête ce soir et pour trois jours. Une charmante señorita m’a offert hier un pin’s cocarde commémorant la fiesta national.

Desayunó ce matin avec un concentre caliente  de maga. Le maga est un ‘Tonica reconstituyente cerebral – mental – Abemia – Asma‘.  Bref, tout ce dont j’ai besoin.

 

Départ pour Ica.

 

 

27/07/2002 : Ica

 

            Ica :    160 000 âmes

 

            Un ‘bouiboui’ avant de partir. Assis à la table de deux pépés, une immense représentation de la vierge me regardant sur le mur en face,  je mange une parillada de pollo ( poulet mariné à je ne sais quoi ... ). Chaque fois, chaque fois je dois préciser ‘no piquante per favor ...’ pour éviter de laisser tout le plat dans l’assiette.

 

Visite du musée Cabrera :  Un personnage a créé ce musée avec des objets provenants d’extraterrestres. L’établissement est fermé mais le pharmacien m’invite à frapper à la lourde porte. Deux Oreganais me rejoignent devant le porche. Ca donne à peu près ça : ‘Hi, where are you from? ( classique ) Did you know this guy? ( parlant de Cabrera.. )  He was making a reeaalll show. It is the third time that we come here. He died last year. We come to see his son. Bad shit !!

 

            Plus sale et plus miteux que mon hotel, je n’ai jamais connu. Si, en Autralie ou le gardien vérifiait que l’on montait Seúl et où je dormais Seúl de peur de me salir ou d’attraper des maladies. J’ai toujours en mémoire le bruit de ce cafard de la taille d’une gomme d’écolier, que j’ai écrasé sous le pied du lit.

 

 

 

29/07/2002 : Nazca - La Dame de Nazca

Nazca :           250 000 âmes

Hotel très sympa à Nazca :

Hostal Estrella del Sur,

Central, 20 sols la nuit. Propre et correct, salle de bain commune, eau chaude.

 

A défaut de payer les 50$ du survol en cesna des lignes de Nazca, je m'offre un regard plus horizontal des célèbres dessins pour le tiers de ce prix.

A environ 15 km de Nazca, grimpette légère sur une micro colline. On y voit des traits convergents. Curieux en effet. Un kilomètre plus loin, le 'mirador' et là on voit clairement une figure 'La mano', on distingue la seconde ( un arbre ), la troisième est coupée par la panamerica. Alors, même en plissant les yeux, on ne distingue qu'une main de lézard. Mais tout de même....

Visite ensuite du musée de cette géniale givrée allemande mathématicienne naturalisée péruvienne passionara mythique, Maria, la Dame de Nazca...

On visite sa chambre, son combi VolksWagen, ses dessins, l’ensemble mérite tout de même le détour.

Mon guide ( le justificatif du prix du tour ) est un étudiant qui ne parle même pas l'anglais. Il me fait monter a un mirador. Il semble intéressé quand je lui explique, livre à l’appui, que les dessins qu'il me montre sont à des kilomètres de distance et non sous nos yeux.

 

Départ pour Arequipa : Dix heures de route. Tarif quasiment doublé du fait des fêtes nationales.

 

 

30/07/2002 : Arequipa – La belle ville blanche

 

Arequipa:       620 000 âmes

                        2300 mètres

 

            C’est très agréable d’arpenter les rues d’Arequipa tellement cette ville se prête à la marche..

 

            Arequipa est surnommée ‘La ville blanche’ car ses constructions utilisent une pierre volcanique blanche, le ‘sillar’. La terre a tellement tremblé ici que les murs sont épais de deux à trois mètres.

            Trois volcans entourent la ‘ciudad’:  le Chachani, le Misti, et le Pichu Pichu.  Photo

 

            Les sommets enneigés surplombent la cathédrale sur la Plaza de Armas. Voilà une grande ville provinciale de caractère comme me le confirme un couple suisse allemand qui y vit depuis cinq ans.

 

            Le papier toilette avait disparu des hôtels de dernière catégorie au franchissement de la frontière équatorienne. Et bien on le retrouve ici J  , tout comme le sourire J et la gentillesse des gens. C’est un signe!

            Par exemple, le supérieur de police qui régule le traffic me salue et me propose de prendre sa place le temps d’une photo.  Photo

 

            Arequipa est un grain de beauté du Pérou. Elle ne ressemble à aucune ville du nord. On y respire le grand air vivifiant des montagnes.

 

            Je me surprends à passer deux heures pour trouver le meilleur hôtel bon marché. Un peu de confort, enfin !!!

 

Hostal Santa Catalina

Santa Catalina #500

Arequipa - Perou

Tlfs: 054-243705   054-221766

Un hôtel qui dispose d'une cour intérieure et d'une terrasse extraordinaire d'où on peut admirer le centre ville et les volcans enneigés des alentours ( le Misti et l'Ambato)

15 soles pour une chambre double avec sdb, eau plutôt tiède et un peu bruyant.

 

 

 

31/07/2002 : Arequipa - Juanita.

 

 

            Visite de la Casa del Moral, maison coloniale du cónsul, puis du superbe Monastario Santa Catalina.

Monastario Santa Catalina.

Fondé par une riche veuve en 1580, c’est une ville dans la ville avec ses rues, sa boulangerie, etc, ... Les religieuses vivaient avec leurs servantes et esclaves, le couvent est extraordinaire de couleurs, et de charme... Un véritable joyau ... Photo

 

Faites un tour sur ce site : http://www.vaneykike.com/peru/peru/arequipa/santacatalina.html

 

 

 

Museo Santuarios Andinos :

            La petite Juanita a été sacrifiée a 14 ans pour apaiser la colère des Dieux incas il y a 500 ans. Elle a été découverte le 8 septembre 1995 sur le volcan Ampato par un hasard extraordinaire.

Elle est magnifique, sublime. De superbes cheveux tressés entourés d’un ruban, des dents impeccables ... Sa mère lui a offert sa ceinture qui été enroulée à côté d’elle. Cette petite sainte nous prend aux tripes, elle a une âme. Son état de conservation est tel qu’on a parfois l’impression qu’elle est vivante.

            Le Grand inca l’a choisie. Sa vie a été une lente préparation à ce sacrifice. Les prêtres l’ont conduite en haut du volcan. Un coup terrible, un seul, sur l’arcade sourcillère. Elle n’a pas souffert. Quatre trous marquent son crane. Elle dort désormais dans trois cerceuils de verre et de glace. Comme dans le conte de Perrault.

            Elle est bien plus qu’une momie, c’est une sainte pour beaucoup de péruviens. Cette enfant vous émeut, tellement…

 

http://www.ucsm.edu.pe/santury/

 

 

 

 

01/08/2002 : Arequipa – Zig Zag

 

 

Mon premier bon restaurant depuis deux mois. Je dîne au restaurant Zig-Zag et m’offre du filet d’Alpaga les amis !!! ( Carnes a la piedra de alpaca ).

 

L’Alpaga, c’est tendre, légèrement faisandé, délicieux, ... Ce n’est pas calorique et très pauvre en cholesterol. Pour preuve voici le comparatif de la carte... zigzag@viabcp.com

 

 

Colesterol (mg)

Calorías (kcal)

Proteinas (g)

Grasa (g)

Alpaca

51.5

107

21.9

5.1

Avestruz ( Autruche)

58

97

22

2

Pollo (Poulet)

73

140

27

3

Res (Boeuf)

77

240

21

15

Cordero (Mouton)

78

205

22

13

Cerdo (Porc)

84

275

24

19

 

 

            Par trois fois on m’aura mis un bavoir autour du cou... A un an, une moule frite à Bruxelles et pour un filet d’alpaga à Arequipa.

 

Et Gustave ( Eiffel ) a décidément pas mal trainé ses guêtres et ses crayons au Pérou. Il a dessiné des ponts, un musée ( cf. Lima ), ... et l’escalier de ce restaurant.

 

 

 

02/08/2002 : Arequipa – La cathédrale d’Arequipa. Cusco ¡!!

 

            Pauvre cathédrale et triste destinée. Sa facade est immense et occupe tout un côté de la Plaza de Armas. Son histoire a mal comencé puisque les plans de la nef ont disparu dans un incendie. Seúl un côté a été achevé, orné de monumentales tours.. qui n’ont pas résisté aux tremblements de terre. Pendant leur reconstruction, une des tours s’écroule en juin 2001 sur le toit !

            Arequipa prie pour que la restauration soit terminée pour son anniversaire. La cathédrale est à nouveau démolie par les commentaires du guide du routard.

 

La gérante de l'hotel ‘El Suisza 1’ est aux petits soins avec ses clients. Si j ai froid, je peux lui demander une couverture, elle me conseille sur ce que je dois manger et boire, ou acheter pour ma 'grippa'. J'ai même droit à un cours d'espagnol. Super sympa !!!

Je recommande chaleureusement cet endroit hyper sympa ou les chambres
sont plus que correctes pour 20 sols.

 

Deuxième ‘sopa a la minuta’, c’est simplement délicieux, comme la plupart des soupes au dessus de 3000 mètres. Pourquoi 'a la minuta', certainement pour faire oublier
qu’on doit l’attendre trois bons quarts d'heures.

Mon rasoir est resté dans sa trousse de toilette depuis Arequipa. Ma barbe commence à pousser. C'est la première fois que je la laisse s'exprimer, curieux du résultat.


Départ donc vers Cuzco.

 

Je prends un bus de catégorie ¨Ideal¨ ( Faux ami ), c’est à dire ¨premier
prix
".

            17 heures. Il part dans cinq minutes et est, Dieu merci, chauffé. On voyagera souvent à 4000 mètres. Chauffé? Tu parles! Ils ont tous des couvertures; j'ai ma polaire. Douze heures de voyage, je me mets à l'aise au fond. Quelle erreur!!!

 

            Au premier arrêt dans la proche campagne, le couloir se remplit d'une population colorée et odorante. Une dame se fache. “Pas d'animaux, pas d'animaux!”.  Je ne vois pas bien mais ça discute fort devant. Tout ce monde se cale tant bien que mal. Mes genoux écrasent des omoplates à travers le dossier du siège. Il ne fait pas bon voyager grand au Pérou. Impossible de bouger ni de sortir. Un gamin vomit sur mes chaussures.

 

Nouvel arrêt. J'apprécie dans le désordre la soupe au poulet, mes jambes dépliées, le 'mate d'anis' ( Excellent contre le mal des montagnes ), et de rentrer vite me réchauffer en me tassant au fond du car.

 

Retenez ceci, le chauffage d'un car péruvien n'est présent qu'à l'avant. Je grelotte. On me prête un blouson.

 

J'arrive frigorifié à Cuzco.

 

Le Cuzco du gringo à 5h30 est saisissant. La grand place est certainement, avec celle d'Arequipa la plus belle que j'ai vu en Amérique du sud. Elle est large et bordée de maisons coloniales et d'une cathédrale imposante de style baroque. Et encore ce décor de montagnes brunes au fond...

Cuzco : 270 000 âmes
            "nombril" en langue "quechua"
            3400 mètres.


 

            Je pose rapidement mon sac à l'hôtel Félix dans une sorte de champignoniere romantique mais froide puisque seuls des volets ferment la chambre. Une ampoule est actionnée par un interrupteur débile au fond de la pièce.
On l'attrappe en tâtonnant dans le noir.

 

Toux, rhume, fièvre et achat en catastrophe d'un bonnet péruvien, ma journée se termine par une angine que je n'oublierai jamais. Je continue, antibiotiques, emoliente... L'emoliente est une concoction d'herbes, d'anis, d'origan, et de je ne sais quoi, le tout est servi dans la rue par un vendeur ambulant sur la Plaza San Francisco, Dolores.

Elle me donne les explications sur ce breuvage alors qu'une polaire bleue à lunettes reprend son quatrième verre.

 

 

 

            Alexander alias Pancho est un équatorien en vacances pour un mois à Cuzco. Je sympathise tout de suite avec ce passionné fou d'escalade et d'aventures. Il m’apprends quelques mots de quechuas ( ari=si, aïaïaï=Dolores, ... ). Un gamin me demande une propina ( pourboire ). Pourquoi? Pourquoi une propina? Le garçon insiste. Je lui fait remarquer qu'il pourrait faire le métier de Dolores. Trop dur pour lui!

 

Retour dans ma champignoniere qui ne serait même pas bonne pour garder du vin tellement elle est humide. Je décide de changer d'habitaçion coûte que coûte. Palabre et palabre et palabre avec le chico de l'hôtel, palabbrrre et palabbrre pendant une demi-heure ( Sur un air de Dalida ). La propina fonctionne admirablement cette fois, deux sols pour une autre chambre aussi froide mais sèche et à moitié prix.


 


04/08/2002 : Cuzco – Pisac

 

Le Retama ( superbe fleur jaune )  pousse partout au bord des chemins.

 

Pisac, et son mercado colorado aux variétés incroyablement diverses et nombreuses de maïs. Petit, grand ou géant ( grains de la taille de pois chiche) , marron, jaune, noir ou blanc composent des paniers superbements colorés. Festival aussi de pommes de terre, le paradis pour moi… Photo

 

 

Sur les ruinesde Pisac, des péruviens restent assis des heures, le regard perdu sur la vallée. Certains sortent leur  flûte de sous leur pancho et jouent un air pour la montagne Photo

 

Bon, je dois me couvrir, le bonnet devient nez-c’est-sert !!! Ci-après, votre serviteur en couleur locale ... Photo

 

 

 

05/08/2002 : Cuzco – fiesta - La vallée des incas

 

Encore une fiesta. Ces péruviens n’arrêtent jamais. Danses, musique et défilés : Photo

 

Visite du site de Chiriuchu  Photo

 

Kenko : Je me sens un peu inca, en tout cas, je suis Zen Photo

 

La roche volcanique du temple a des vertus incroyables. Les touristes plaquent leurs deux mains sur ses parois  pour gagner leur énergie. Un indien attrape un rayon de soleil et transmet paume contre paume l’énergie bénéfique aux gringos. A ma grande surprise, j’improvise ce même scénario avec Pancho et transmet de ma main la chaleur attendue. ☼EE

 

 

Redescente. Des lamas broutent sur le chemin … Photo

 

A la veille du départ vers le célèbre Machu Picchu, je commence à sentir les effets bénéfiques des antibiotiques. Je me couche tôt après une journée chargée sur le retour de Pisac.

 

 

06/08/2002 : Camiños de Inca – Départ

 

 

            Lever à 5h20 pour un pick-up à l’hôtel entre 6 et 7 heures.Luiz frappe à la porte de l’hôtel. Je suis prêt. Ma muchilla contient mon sac de couchage et les affaires pour quatre jours d’expédition

 

            Désorganisation typiquement péruvienne: Trois espagnols deux suisses et quatre suédois partagent avec moi cette aventure. On nous fait attendre sur la plaza San Francisco. Le guide n’a pas encore acheté les billets d’accés au site !!! Nous sommes à la merci des camelots et des vendeurs de sérénades. Ca caille sec... On patiente très sagement jusqu’à 10 heures.

            Route très agréable et première angoisse des suédois qui ont acheté un trek de 3 jours alors que notre guide, Isaac, nous emmène pour 4 jours.

 

            Premier arrêt au pied des ruines  d’Ollantaytambo. On doit attendre 13 heures car plus loin, ils refont la route. Qu’importe, ce site est extraordinaire. La forteresse surveillait le chemin menant au Machu Picchu. Cultures en terrasses jusqu’aux habitations dont certaines faisaient un étage.

            Sopa divina sous le soleil des incas et on reprend la route, la piste.

Incroyable départ en bus. Photo . Isaac, notre guide n’arrête pas de plaisanter. Il parle aussi mal l’anglais que le castiliano.

C’est la guerre, c’est la course des bus... Inutile de préciser qu’on est chahuté.

 

Nouvel arrêt pour cause d’éboulement.

            Ensuite trois heures de marche rapide jusqu’au campement. Il fait frisquet. On dort sous les tentes. Superbe voûte étoilée et murmure de la rivière en contrebas. On est à trois mille mètres.

 

            Mes amis espagnols négocient le départ du lendemain à 8 heures et non 7 heures trente. On ne se refait pas J.

 

 

 

07/08/2002 : Camiños de Inca – Deuxième jour – Col de Wuarmiñusca

 

            7 heures. Dur porridge au petit déjeuner au milieu de chiens, chatons, cochons et dindons. Ca grimpe sévèrement jusqu’au col de Wuarmiñusca. ( 4200 m). La végétation se fait plus rare et on est accueilli par les ‘Olle’Hourra’....des premiers arrivés. Panorama extraordinaire. Déjeuner de sopa, riz et macédoine de légume puis mate au choix. On trouve le meilleur compromis avec les suédois qui continuent seuls avec un porteur pour se rapprocher du Machu Picchu.

 

 

 

 

08/08/2002 : Camiños de Inca – Troisième jour – Dernier camp

 

Nous arrivons au camp de base par le chemin du haut, ce qui permet de voir le Machu Picchu de tout en haut. Les porteurs sont fatigués, mais c’est leur dernier jour : Photo

Ce soir est un soir de fête. D’abord pour 5 sols, on a droit a une douche tiède. Ensuite, les porteurs auront droit a leur pourboire au moment du dessert. Enfin, une gigantesque discothèque à touristes va polluer le silence de la vallée.

 

 

 

09/08/2002 : Camiños de Inca – Dernier jour – Le Machu Picchu.

 

Réveil à 3 heures 45 pour un départ à  4 heures 30 dans la nuit. Les lampes-torche sont indispensables. On a vite chaud. Après une heure de marche, le jour se lève enfin. Nous arrivons à la porte du soleil, l’accés au site.

 

            Les touristes affluent par groupe de quinze, attendant dans un silence respectueux le lever du soleil sur le Machu Picchu. Il restera longtemps voilé. Nous descendons vers lui en même temps que les nuages.

 

 

Moment magique, le Machu Picchu apparaît sous le soleil Photo

 

 

 

L’anglais terrible d’Isaac déforme sa bouche et nous demande un temps d’adaptation après chaque phrase. Le Machu Picchu a été découvert par un chercheur américain qui était sur les traces du refuge du dernier empereur incas. Il a découvert cette fabuleuse cité perdue en haut de la selva. Le Machu Picchu était le dernier refuge des incas. Le trésor n’a jamais été trouvé car il a été emmené à l’abri dans un autre site, au sud du pérou. Ce site est toujours inviolé au milieu de la selva est protégé par des indiens cannibales. Le trésor reste donc à découvrir.

 

Mon oreille gauche m’apprend par un autre guide qu’il a été découvert et partagé par des pillards.  Bon, j’aurais une troisième oreille que j’entendrai une autre version. Personne ne sait et le mystère du temple et du trésor du Machu Picchu reste entier. Et si vous voulez être guide sur le site du Machu Picchu, il vous faut seulement une bonne forme physique et un peu d’imagination.

 

 

 

Et pour ceux qui veulent comprendre un peu le site, quelques liens :

 

www.shastahome.com/machu-picchu/ruins.html

http://gorp.com/gorp/location/latamer/peru/machu.htm

http://www.kafkaiens.org/09kaf/machu9.htm

 

 

 

10/08/2002 : Cuzco – Eglises – Musée - Internet

 

            Superbe Convento De La Merced.  Photo

 

            Pancho repart aujourd’hui en Equateur. Asta Luego Amigo!

            Promenade sympathique dans les rues, loin des quartiers touristiques. Photo

 

 

11/08/2002 : Cybercafé.

 

            Journée internet. Rien à déclarer aujourd’hui. Soirée excellente dans une excellente boite de jazz guatémalien.

 

 

 

12/08/2002. Le Couvent de Santa Catalina

                        Ancien couvent Inca. Je ne peux m’empêcher de penser au couvent Sainte Catherine d’Arequipa.

 

Je pars aujourd’hui pour Puno, Enfin, je me raisonne, je m’arrache… Et je passe un quart d’heure pour tourner, ouvrir et fermer mon sac.

 

Le musée de guerre des incas

Le gardien est déguisé en chef inca frigorifié... Par ce froid, le pauvre n’a même pas droit à une paire de chaussettes. Grande collection de momies, qui n’en reviennent pas d’être tellement regardées et photographiées. Comme quoi, on n’a la paix nulle part, même momifié. La tête momifiée du chef incas est d’un calme impressionnant. On reconnaît sa noblesse à son crane déformé par ces planches de bois qui l’encadrait. Photo

Juanita peut dormir tranquille. La momie, c’est elle !!!

 

            Soirée d’une sopita ( Je vous apprends ici votre premier mot Cuzquénien, petite soupe = sopita ). Vous ajoutez “ita” a la plupart des mots espagnols et vous parlez cusquénien.

 

            Visite de la cathédrale imposante sur la Plaza de Armas. Indigestion d’or et d’argent, Gainsbourg brûlant son Pascal, mendicité sur le porche, église transformée en musée... Barrières, grilles et paneaux. Ni photos ni films... Il y a dans cette cathédrale musée de quoi alimenter une dizaine d’églises. Les touristes passent devant des chefs-d’oeuvres comme des séminaristes parisiens devant un buffet Lenôtre. Indécent et indigeste.

 

 

            Départ en bus vers Puno à 22 heures …. Frio Frio Frio …. Je me méfie…Cette fois, je m’équipe d’une manche longue et d’une synthétique sympathique écharpe rouge. Mon précédent trajet Arequipa-Cuzco a parlé. Bus éco…

 

            Le brouillard est aussi glacé qu’une couverture humide.

 

Je dors à peine et pose mon sac dans un triste hôtel de Puno. Eh bien, camarade, permets-moi de te dire que ma barbi-moustache ne m’intrigue plus. Elle ne poussera pas jusqu’à Santiago.

 

 

 

 

13/08/2002: Puno. Isla Flottante ‘Los Uros’

 

            Juste débarqué à Puno, je continue sur les îles du lac Titicaca pour deux jours. Balade aprement négociée 50 sols tout compris.

 

            Cliché sur un bateau: Quatre italiens le verbe haut, lunettes ovales ou Armani, deux canadiens sportifs et charmants, deux français ( merci à Séverine et Nicolas pour leur sponsoring de l’eau à trois sols ), et deux petites irlandaises, les cheveux roux bouclés comme dans un film.

 

            Les îles flottantes, baraques et étals pour marchandises à touristes...

            Elles flottent grâce au tourisme. Très décevant !!! Ils ont accroché une truite géante en roseau au dessus du village, une truite volante, donc.

            On arrive tout de même à s’émerveiller devant quelques scènes.

Photo   Photo

 

            L’école marque sur sa façade, ‘Escuela Flottante’. Je m’approche et, ô douce chanson au fin fond du Pérou, une de celles qui ont bercé mon enfance... ‘Eh oh, Eh oh, matelot ♫♪ matelot navigue ♫♪ navigue sur les flots …♫♪♫♫♫♫’ ….

            La maîtresse nous invite gentiment à entrer. Malheureux touristes que nous sommes ! Le rêve se casse ici. Les petits tendent la main attendant la propiña… On leur apprend ici leur futur métier…’Adios les enfants’. Un allemand vise de son zoom un gamin posé posant. Une vraie boucherie.... Je pars, écoeuré.

 

            Quatre heures de ‘barca’. Mes yeux cherchent le sommeil. Epuisé. je regrette déjà cette aventure. Le meilleur sera pourtant à venir.

Aventi vers l’île Amanti. On doit dormir ici chez l’habitant. Ils sont tous là à nous attendre en costumes festifs. Les femmes filent des laines colorées pour se donner une contenance, nous regardant par dessous ou par dessus.

 

            Elle s’appelle Martha, mon hotesse. Elle a une chambre pour trois, et  souhaite trois touristes, elle devra se contenter de moi, la pauvre.

 

            Nous avons rendez-vous sur la plate-forme, tout en haut du village. Le ciel nous invite à nous arrêter pour admirer son extraordinaire spectacle. Longue procession des polaires bigarrées vers le lieu du rendez-vous. Les toilettes sont  autant de taches oranges qui tranche sur le gris de cette montagne pelée. La végétation est austère, comme ses habitants.

Par le plus grand des hasards,  c’est la fête du tourisme cette semaine ☻ … Fête assez triste, mais sûrement traditionnelle.

Photo          Musique      Photo

Les colliers de Kantuka ornent les polaires des touristes les plus véloces; nous sommes accueillis comme à l’aéroport de Kathmandou. Un coucher de soleil somptueux ouvre un festival de lumière étrange sur le lac titicaca.       Photo...            Photo

 

 

J’abandonne la fiesta pour retrouver ma casa, équipé de ma lampe frontale.

 

            Martha me rabâche les oreilles avec sa chambre à trois matelas, et Théobald, son mari, largement paumé mais sûrement sympathique me redemande une cinquième fois mon nombre.

 

            Repas rustique à la chandelle. Soupe de pomme de terre à peine cuite, et mate de muña. ( La muña est une plante fort sympathique en infusion. Excellente pour l’altitude, pour la cabessa et pour le trek. Elle pousse un peu partout dans le sud du Pérou ). Les ampoules de ma chambre ont été dévissées. Sur mon lit long-size, quatre couvertures, mais pas une de trop. C’est la première fois que je peux vraiment m’étaler !!! Le sommier en roseau est des plus inconfortables, ma nuit sera pourtant des plus douces. Un pot de chambre est posé là, au pied de mon lit.  Ne riez pas vous autres, le chemin des toilettes est froid et difficile. Il descend un escalier, traverse une courette, longe les deux fermettes pour s’arrêter dans le champ. Je récupère cette nuit de mon voyage de Cuzco.

 

            Réveil pimpant et cuvette d’eau froide à la porte. Petit déjeuner dans ma chambre. Martha est rude, dure comme mon sommier. Je m’en accomode fort bien. C’est Théo qui m’apporte son cahier à touristes. Il reste devant moi, attendant la signature et mon commentaire pour l’agence. ‘Merci pour l’hospitalité’. Que puis-je écrire d’autre? Il attend... J’épluche le cahier; les touristes ont circulé ici à un rythme effréné. Je lis tout de même les commentaires utilisés par les autres: “Amazing, étonnant, surprenant, quiet, tranquille, unique, experience, étrange, thanks, merci...”  Adieux aux familles indigènes et un premier sourire de Martha. Photo

Martha est la señorita à la derecha.

 

 

            On visite la grande île de Taquile, beaucoup plus touristique.

Photo

            Les habitants sont en démonstration. C’est sur la grand place que les femmes filent et les hommes tricotent ces immenses bonnets qu’on retrouve dans la grande coopérative du village. J’en prostitue deux ( hommes ♂♂ ). Un sol pour une photo. Non, pas un sol par personne, messieurs, sinon c’est tout le village qui se précipiterait devant mon objectif. Après cette expérience, je ne répondrai plus aux avances des locaux.

Photo

 

Retour vers Puno. Le soleil frappe sur l’embarcation. Le guide du chemin des incas s’appelait Isaac. C’est Moïse qui nous a guidé pour cette excursion de deux jours. Ses commentaires ne sont pas beaucoup plus inspirés que la litanie, la leçon mal apprise du premier.

 

 

 

15/08/2002: Route vers la Bolivie

 

            Bus classe Idéal. On a oublié de m’attribuer une place. Je regarde un peu inquiet le véhicule se remplir. Paola, ma voisine est bolognaise. Charmante, elle complète ma vision un peu spaghettiste de sa superbe région.

 

            Arrêt à Copacabana pour deux heures. Station balnéaire très plaisante. J’y serais bien resté... Rumarkek, un amigo rasta chilien vend ici des dents de requin fossilisées en provenance de son pays. Il me donne un cours de flûte sud-américaine. Copacabana est une superbe station en bord du lac. Elle donne accès aux îles du soleil et de la lune. Je pars avec regret.

 

            Changement de bus in extremis et départ en direction de La Paz. Pablo, notre assistant-de-direction du bus recompte ses billets. Il y a une personne de trop dans le bus, ou plutot un billet en moins. L’organisation péruvienne dans toute sa magnificence! Pablo demande pendant une demi-heure à l’intrus de se dénoncer sous les vamos! de la foule. Je me bats pour ne pas ëtre assis sur les jambes de mon voisin de derrière.

 

            La frontière est vraiment une formalité.

 

            Nouvel arrêt pour faire monter le bus sur un bac. On suit à bord d’une petite embarcation, le titanic ! Très agréable traversée, et étrange manège des bus sur le lac titicaca. La suite du trajet est enchanteuse, les pics enneigés sont plantés sur ces paysages vallonés et ombrés. La campagne jaune marron et rouge est pauvre, seuls quelques bourricots nous regardent passer. Le voyage est rytmé par les rires et les commentaires de trés sympathiques français. Pancho ( un autre ) semble prêt pour envisager son tour du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La péruvienne a le teint terre de sienne brulée. Ses cheveux noirs et lisses sont souvent tressés par deux nattes assemblées sous les épaules. Un regard noir, fier et droit. La voix grave, habillée en jean.

 

 

 

http://www.Pérou.org

http://www.Pérou.org/fr/plats.html

 

 

 

 

 

ET LA SUITE EN BOLIVIE ¡!!

 

LE PÉROU EN 13 SUBJECTIVITES :

 

            Pays:                                      JJJJL   

            Population:                            JJJJL    

            Paysages:                              JJJJL   

            Alimentation:                         JJJLL   

            ‘Bon marché’ de la vie:        JJLLL     ( Et ici plus de PQ dans les hôtels )

            Etat des transports:              JJJLL

            Communication, Internet:     JJJLL   

            Propreté:                               JJJJL    

            Envie d’y retourner :            JJJJJ    (Huaraz et Huanchaco )

 

            Villes préférées:                   Cuzco, Arequipa, Huanchaco,Huaraz, Lima, Nazca

 

            Mots les plus entendus:       Vamos !

 

            Pas Glop:                               Touristomania

                                                           Insécurité des grandes villes

                                               Propreté

 

            Glop Glop:                             Histoire et richesses archéologiques

                                             Paysages

                                             Bus et routes

                                            

 

            Impression générale:           

 

            Regrets / Pas le temps:        Survol des lignes de Nazca ( Chéro !!! )